Soft Skills

81% des recruteurs belges ont déjà éliminé des candidats suite à un manque de ‘Soft Skills’

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Une enquête auprès de 1.340 candidats, travailleurs et employeurs belges réalisée pour le compte de The Adecco Group confirme l’importance croissante des ‘soft skills’. Conclusion étonnante : ces compétences douces telles que la capacité d’adaptation, l’autocritique et l’intelligence émotionnelle sont aujourd’hui essentielles dans le processus de recrutement. Il existe cependant un décalage clair entre la perception des candidats et celle des recruteurs.

Candidats, sachez que les ‘soft skills’ sont prépondérants

De nombreux jeunes arrivent sur le marché du travail après avoir réussi leur seconde session et décroché leur diplôme. Les entretiens d’embauche vont désormais bon train. Lorsque nous posons notre candidature, nous sommes conscients que les ‘hard skills’, c’est-à-dire les compétences dures classiques, sont essentiels. Songez par exemple aux diplômes, aux connaissances et au savoir-faire. Pourtant, il ne s’agit aujourd’hui plus des seuls aspects dont les employeurs tiennent compte.

Les candidats peuvent se distinguer des autres par leurs ‘soft skills’ ou compétences douces. Il s’agit ici plutôt de communication, d’éthique professionnelle, mais également d’intelligence émotionnelle et de capacité d’adaptation. Bref, tout ce qui nous rend forts dans nos relations avec autrui : des aptitudes sur le plan personnel, émotionnel et social. Pourtant, les candidats et même les travailleurs actuels présentent souvent des lacunes en la matière. Pas moins de 81 % des employeurs interrogés indiquent qu’ils ont déjà éliminé des candidats qui ne possédaient pas un ou plusieurs ‘soft skills’ importants.

Les candidats sous-estiment l’importance des ‘soft skills’

Pourtant, à peine 15 % des candidats et des travailleurs pensent être passés à côté d’un emploi à cause d’une absence de ‘soft skills’. C’est à tout le moins un sérieux décalage. Alors que les candidats et les travailleurs sous-estiment l’importance de ces compétences, il s’avère que les employeurs y attachent plus que jamais de l’importance dans le processus de recrutement. L’absence de ces compétences complique surtout la tâche des entreprises pharmaceutiques, médicales et bancaires dans leur recherche du candidat adéquat. Les employeurs identifient l’autocritique, la capacité d’adaptation et l’intelligence émotionnelle comme les plus importantes compétences manquantes. De leur côté, les candidats estiment que la communication, le réseautage et la capacité à résoudre les problèmes sont les exigences qui font défaut.

La formation fait souvent défaut

« Le problème étant désormais connu, vous vous demandez certainement comment les candidats doivent réagir. La formation fait souvent défaut » explique Nico Reeskens, Country Manager de The Adecco Group en Belgique. Les formations mettent l’accent soit sur les connaissances et les aptitudes (compétences dures) soit sur la communication et l’esprit d’équipe (compétences douces). Pourtant, les compétences douces cruciales manquantes sont les grandes absentes dans les formations actuelles. De plus, les employeurs estiment souvent que les demandeurs d’emploi et les travailleurs doivent investir et développer ces compétences. Pourtant, les compétences visées sont rarement abordées dans les formations dans les entreprises.

Nico Reeskens, Country Manager de The Adecco Group en Belgique s’adresse désormais aux établissements d’enseignement à l’approche de la nouvelle année académique : « Battez le fer tant qu’il est encore chaud. Investissez dans des formations qui abordent les compétences douces telles que l’autocritique, la capacité d’adaptation et l’intelligence émotionnelle. C’est là que se situe la clé du succès pour le futur. »

Pas seulement en Belgique

Cette tendance n’est pas observable uniquement en Belgique. En effet, il ressort d’une étude internationale de The Adecco Group que d’autres pays connaissent une situation similaire. Nous entendons aussi le même message adressé aux pouvoirs publics pour garantir un travail faisable : il est indispensable d’investir dans des compétences douces et d’orienter l’enseignement sur l’apprentissage tout au long de la vie et sur les besoins de l’économie. Il est en outre important de combler le fossé entre l’enseignement et le monde professionnel, notamment en favorisant les stages et l’apprentissage sur le lieu de travail.

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