GTCI 2015-2016 : que peut apprendre la Belgique du Luxembourg ?

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Pour la troisième année consécutive, Adecco a étudié la capacité de plusieurs pays à gérer les « talents ». Comment les développent-ils, comment attirent-ils les meilleurs professionnels et comment les retiennent-ils ? Le Global Talent Competitiveness Index 2015-2016 met l’accent sur la mobilité internationale. Comment la Belgique s’en sort-elle et que pouvons-nous apprendre de nos voisins et des pays les mieux classés ?

Qu’est-ce que le Global Talent Competitiveness Index ?

Depuis 2013, le groupe Adecco analyse chaque année les forces et les faiblesses de plus de 100 pays qui veulent développer, attirer et retenir les talents. Il travaille pour ce faire en collaboration avec l’INSEAD, une école internationale de management, et l’Human Capital Leadership Institute. Ensemble, ils produisent un rapport détaillé, le Global Talent Competitiveness Index. Le GTCI dévoile les défis actuels et explique comment les responsables politiques peuvent améliorer la position des entreprises dans leur pays.

GTCI 2015-2016 : la Belgique en 18e position

Dans la dernière édition du classement, la Belgique se positionne au 18e rang mondial. Elle enregistre ainsi le même résultat que l’année dernière. La Belgique est ainsi distancée par d’autres pays européens, comme la Suisse (1) et le Luxembourg (3). Plusieurs de nos voisins nous devancent également : le Royaume-Uni est 7e, les Pays-Bas sont 12e et l’Allemagne est 14e. La France se classe, en revanche, à la 22e position.

Que faire pour que la Belgique attire et retienne davantage de talents ?

Que peuvent apprendre les responsables politiques et les entreprises belges ? Le Luxembourg réussit parfaitement à attirer les entreprises et les travailleurs étrangers. Il accueille de nombreux étudiants internationaux et expats, et offre beaucoup d’opportunités aux travailleurs hautement qualifiés de se développer. La prospérité économique et l’excellente sécurité sociale luxembourgeoises encouragent également les travailleurs talentueux à rester dans ce pays. La Belgique enregistre de meilleurs résultats en ce qui concerne le développement des talents, grâce notamment à ses universités, ses hautes écoles et ses formations continues de grande qualité.

La Belgique doit néanmoins s’améliorer en matière d’écart salarial entre les hommes et les femmes, de collaboration entre les entreprises et le gouvernement, et de coopération entre les syndicats et les entreprises. La forte pression fiscale constitue aussi un obstacle au séjour des meilleurs professionnels en Belgique.